
Le commerce mondial de la faune, tant légal qu’illégal, accélère les voies de transfert des agents pathogènes des animaux vers les humains, soulevant d’importantes préoccupations en matière de santé publique. Une équipe de recherche interdisciplinaire a récemment analysé d’importants dossiers commerciaux pour comprendre comment l’augmentation du volume et de la diversité du commerce de la faune contribue à l’émergence de nouvelles maladies. Leurs résultats soulignent les interactions complexes entre les personnes, la faune et le bétail qui facilitent la transmission de virus, de bactéries, de champignons et de parasites à travers les barrières entre espèces.
Les pandémies telles que la COVID-19 ont mis en évidence les conséquences dévastatrices des transmissions zoonotiques, où les agents pathogènes passent des hôtes animaux aux humains. Les marchés de la faune, les installations d’élevage et les centres de commerce internationaux créent des environnements où le contact étroit entre les humains et une variété d’animaux sauvages est courant. Cette proximité offre de nombreuses occasions aux agents pathogènes de s’adapter et d’infecter de nouveaux hôtes, y compris les humains, le bétail et d’autres animaux sauvages.
L’étude a évalué les routes commerciales mondiales de la faune et les espèces impliquées, révélant que l’échelle et la diversité des animaux échangés se sont considérablement élargies au cours des dernières décennies. Cette expansion augmente non seulement la probabilité d’événements de transmission, mais complique également les efforts de surveillance et de réglementation du commerce. Le commerce illégal de la faune, souvent caché de la surveillance officielle, pose un risque particulièrement élevé en raison de sa nature non réglementée et de l’implication d’espèces à haut risque.
Les experts soulignent que l’atténuation des risques de maladies zoonotiques nécessite une approche multifacette. Renforcer les réglementations et l’application des lois concernant le commerce de la faune, améliorer les systèmes de surveillance et promouvoir des moyens de subsistance durables qui réduisent la dépendance aux marchés de la faune sont essentiels. De plus, intégrer les perspectives de santé publique avec les politiques de conservation et économiques s’aligne sur le cadre One Health, reconnaissant la santé interconnectée des personnes, des animaux et des écosystèmes.
Faire face aux défis posés par le commerce de la faune est essentiel pour atteindre plusieurs Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, y compris la Bonne santé et le bien-être (ODD 3), la Vie terrestre (ODD 15) et les Partenariats pour les objectifs (ODD 17). Une coopération mondiale renforcée et le partage de données seront essentiels pour prévenir de futures pandémies et protéger à la fois la biodiversité et la santé humaine.

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