Lors du Forum permanent des Nations Unies sur les questions autochtones (UNPFII) de 2026 qui s’est tenu à New York, des experts ont souligné le rôle complexe de l’intelligence artificielle (IA) dans le soutien à la gestion autochtone des terres et des ressources naturelles. Bien que l’IA offre des opportunités transformantes pour améliorer les efforts de conservation et les stratégies d’adaptation au climat, elle pose également des risques significatifs qui pourraient compromettre les droits et les systèmes de connaissance autochtones.
Les technologies de l’IA peuvent faciliter la surveillance en temps réel des changements environnementaux, améliorer la gestion des ressources et renforcer la capacité des communautés autochtones à protéger leurs territoires contre la déforestation illégale, l’exploitation minière et l’empiètement. En analysant des images satellites, des données climatiques et des informations sur la biodiversité, les outils d’IA peuvent donner aux peuples autochtones des informations exploitables cruciales pour une utilisation durable des terres.
Cependant, les spécialistes de l’ONU ont averti que sans une mise en œuvre soigneuse, l’IA pourrait aggraver les inégalités existantes. La souveraineté des données reste une préoccupation critique, car les connaissances et les données autochtones peuvent être mal appropriées ou exploitées sans consentement et contrôle adéquats. Les experts ont souligné que le développement de l’IA doit donner la priorité au leadership autochtone, respecter les connaissances traditionnelles et inclure des garanties éthiques robustes pour éviter la marginalisation.
Le forum a appelé à la coopération internationale pour établir des cadres qui équilibrent l’innovation technologique avec la protection des droits autochtones. L’intégration de l’IA dans les efforts de conservation ne doit pas se faire au détriment de l’autonomie des communautés ou du patrimoine culturel. Les participants ont souligné que les peuples autochtones doivent être des partenaires actifs dans la gouvernance de l’IA, garantissant que ces outils servent d’instruments d’autonomisation plutôt que de colonisation supplémentaire.
Alors que le changement climatique accélère les menaces environnementales, l’intersection de l’IA et de la gestion autochtone représente à la fois une frontière prometteuse et un récit d’avertissement. Les résultats de ce dialogue à l’UNPFII influenceront les politiques mondiales visant à atteindre les Objectifs de développement durable liés à l’action climatique, à la vie sur terre et à la réduction des inégalités.

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