
La prochaine conférence de Santa Marta, le premier rassemblement mondial dédié uniquement à la transition loin des combustibles fossiles, représente un moment critique pour l’action climatique. Les experts et les défenseurs soulignent que l’événement doit consciemment éviter les pièges qui ont entravé les précédentes négociations climatiques des Nations Unies, en particulier l’influence omniprésente de l’industrie des combustibles fossiles. Cela est considéré comme essentiel pour garantir que la conférence favorise des progrès significatifs vers l’objectif ambitieux de décarboniser l’économie mondiale.
Le processus climatique de l’ONU, y compris les Conférences des Parties (COP) annuelles, a longtemps eu du mal à équilibrer des intérêts concurrents. Bien que ces forums aient permis d’avancer des accords importants, les intérêts des combustibles fossiles ont souvent dilué les engagements, ralentissant le rythme du changement. Les organisateurs de la conférence de Santa Marta ont été exhortés à établir des garanties claires et des mesures de transparence qui excluent les lobbyistes de l’industrie polluante de l’élaboration de l’agenda ou des résultats.
Selon des experts en politique climatique, isoler l’événement de l’influence des combustibles fossiles pourrait favoriser un dialogue plus honnête et urgent sur l’élimination progressive du charbon, du pétrole et du gaz. Cela s’aligne avec les Objectifs de Développement Durable (ODD), en particulier l’ODD 7 (Énergie abordable et propre) et l’ODD 13 (Action pour le climat), qui nécessitent des changements rapides dans les systèmes énergétiques pour limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré Celsius.
Les groupes de la société civile soulignent que la conférence offre une occasion unique de donner la priorité aux principes d’équité et de transition juste, en veillant à ce que les communautés dépendantes des combustibles fossiles soient soutenues par la diversification économique et des programmes sociaux. Cette approche peut aider à répondre à la fois à la durabilité environnementale et à l’impact social, favorisant des économies et des moyens de subsistance résilients.
Alors que les gouvernements et les parties prenantes se préparent pour Santa Marta, la transparence, l’inclusivité et l’indépendance vis-à-vis des intérêts des combustibles fossiles seront essentielles à la crédibilité et à l’efficacité de la conférence. Éviter les erreurs des précédentes COP pourrait positionner Santa Marta comme un tournant dans la gouvernance climatique mondiale et accélérer la transition vers un avenir durable et à faible émission de carbone.

UN