
Le récent sommet de Santa Marta a marqué une avancée décisive dans les négociations internationales sous la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (UNFCCC) concernant la réduction progressive des combustibles fossiles. Pendant des années, les discussions sur la réduction des combustibles fossiles avaient été bloquées, principalement en raison des priorités divergentes entre les pays développés et les pays en développement. Cependant, les progrès réalisés lors du sommet signalent un engagement renouvelé à s’attaquer à l’urgence de la crise climatique en réduisant la dépendance aux combustibles fossiles.
Malgré cette avancée, les experts et les parties prenantes soulignent que la transition des combustibles fossiles ne doit pas être dictée uniquement par les nations du Nord global et leurs institutions. Les pays en développement, qui font souvent face à des impacts climatiques disproportionnés et à des défis économiques, doivent conserver leur autonomie et leur leadership dans la définition des voies de la transition. Cette approche garantit que les actions climatiques s’alignent sur leurs besoins de développement et sur les principes d’équité inscrits dans les accords internationaux.
Les nations en développement appellent à des cadres de gouvernance inclusifs qui leur permettent de « tenir la plume »—de rédiger activement des politiques, des mécanismes de financement et des innovations technologiques qui définiront le paysage énergétique futur. Un tel autonomisation est essentielle pour éviter un modèle unique qui pourrait négliger les réalités locales et exacerber les inégalités. Elle favorise également un accès équitable aux technologies d’énergie propre et au financement climatique, qui restent des obstacles significatifs pour de nombreux pays à revenu faible ou intermédiaire.
La coopération internationale devrait prioriser le renforcement des capacités, le partage des connaissances et un soutien financier équitable pour faciliter une transition juste. Comme le note Dr. Lina Mendez, analyste des politiques climatiques, « Le véritable progrès dépend de la capacité des pays en développement à diriger leurs transitions énergétiques de manière à favoriser le développement durable et l’inclusion sociale. Sans leur leadership, il est peu probable que les objectifs climatiques mondiaux soient atteints. »
La transition des combustibles fossiles n’est pas seulement un défi technique ou environnemental, mais une transformation socio-économique exigeant une participation inclusive et le respect de la souveraineté. Le résultat du sommet de Santa Marta ouvre une porte, mais le chemin à suivre dépend de la garantie que les pays en développement soient les auteurs de leurs propres futurs énergétiques.

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