Dans un changement de politique significatif, l’administration Trump a finalisé l’abrogation de la règle de conservation et de santé des paysages du Bureau of Land Management (BLM), communément appelée la règle des terres publiques. Cette réglementation, introduite sous l’ère Obama, visait à mettre les efforts de conservation sur un pied d’égalité avec les activités extractives telles que l’exploitation minière, l’exploitation forestière et le développement des combustibles fossiles sur les terres fédérales.
La règle des terres publiques a été conçue pour promouvoir des pratiques de gestion durables en équilibrant la préservation écologique avec les usages économiques des terres publiques. Son abrogation supprime effectivement ce mandat, signalant un retour à la priorité donnée à l’extraction des ressources plutôt qu’à la conservation sur des millions d’acres de terres gérées par le gouvernement fédéral. L’administration soutient que la règle était trop restrictive et freinait la croissance économique et le développement énergétique.
Les défenseurs de l’environnement expriment de vives inquiétudes face à ce renversement, soulignant que les terres publiques jouent un rôle crucial dans la conservation de la biodiversité, la séquestration du carbone et les services écosystémiques essentiels à la résilience climatique. Ils avertissent que cette décision compromet les efforts en faveur d’une gestion durable des terres alignée sur les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, en particulier l’ODD 15, Vie terrestre, qui met l’accent sur la protection, la restauration et l’utilisation durable des écosystèmes terrestres.
Cette abrogation s’inscrit dans un schéma plus large de recul réglementaire ciblant les protections environnementales, soulevant des questions sur la gestion future des terres publiques face à des pressions climatiques croissantes. Les experts soulignent l’importance d’intégrer les priorités de conservation dans les politiques d’utilisation des terres pour protéger les habitats naturels et soutenir les communautés indigènes et locales dépendantes de ces écosystèmes.
Alors que le débat se poursuit, cette décision souligne la tension entre le développement économique et la durabilité environnementale, un défi central pour atteindre un progrès équilibré vers les ODD. Surveiller les impacts de ce changement de politique sera crucial pour comprendre ses effets à long terme sur la santé des terres publiques et les engagements mondiaux en matière de conservation.

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